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FO Energie et Mines a toujours été favorable au développement international d’EDF mais évidemment pas dans n’importe quelles conditions. C’est ainsi que, s’agissant en particulier du développement nucléaire international que nous jugeons nécessaire, nous approuvons la politique consistant à participer à la relance du nucléaire, en portant l’EPR à l’international dans quelques pays ciblés et en tirant ainsi l’industrie française. Dans un tel cadre, l’intérêt de l’entreprise et l’intérêt national ne font qu’un. Mais la situation fin 2008 a beaucoup évolué, et deux caractéristiques majeures sont à tirer de ce qui s’est passé : Il y a d’abord la masse des sommes en jeu : par rapport à ce qui était budgété en début d’année, British Energy et Constellation auront coûté 19,2 milliards d’euros (3) ! Et dans les deux cas, EDF aura accepté de surenchérir : en GB, pour convaincre les actionnaires privés (prime de 35%); aux USA, pour reprendre la société à Warren Buffett (doublement de l’offre de celui-ci); tout cela en pleine crise financière… Mais surtout, il faut constater que la stratégie d’EDF a évolué en cours de route. Car ces achats ne sont là que pour acquérir du nucléaire ancien. EDF devra ensuite payer, à due concurrence de sa part de capital, ce que l’on appelle le « nouveau nucléaire », c’est à dire les centrales qu’elle projette de construire, à savoir 4 en GB et 4 aux USA soit 32 milliards d’euros pour ces entreprises si on prend en compte le nouveau coût unitaire de l’EPR de 4 milliards d’euros(4). Même si la situation de British Energy (forte présence d’EDF Energy, proximité de la France, importance au plan européen qu’un pays comme la GB relance le nucléaire et choisisse la technologie EPR …) est différente de celle de Constellation, il n’en demeure pas moins que FO Energie et Mines ne peut approuver la stratégie consistant à immobiliser des sommes considérables pour acheter du nucléaire ancien. Enfin, FO Energie et Mines considère que tout développement international ne peut se faire au détriment de l’emploi et des salaires ni dans les pays où EDF investit (c’est bien l’esprit de l’accord sur la RSE- Responsabilité Sociale des Entreprises dont FO est signataire), ni bien entendu, en France. C’est, en effet, pour FO Energie et Mines un point fondamental : le développement international d’EDF ne doit pas se faire en affaiblissant nos missions de service public en France. C’est pourquoi, indique Jacky CHORIN nous militons pour que, grand sujet français du moment, les tarifs d’utilisation des réseaux, dont le niveau doit être arrêté par l’Etat, permettent à ERDF et RTE de se développer afin de revenir aux standards de qualité –notamment en distribution- dignes de notre groupe. Quand bien même ces investissements en France (réseaux mais aussi maintenance sur le nucléaire, l’hydraulique, thermique ou autre) ne rapportent pas, selon des critères immédiatement financiers, « l’Ebitda » tant vanté dans les milieux d’affaires ; ils doivent néanmoins être poursuivis même si pour cela EDF doit augmenter un peu sa dette. De ce point de vue, pour FO Energie et Mines, il doit être clair que la dette générée par l’acquisition de British Energy et Constellation ne doit pas être un prétexte pour aboutir à des cessions d’actifs tels que RTE, ce à quoi FO Energie et Mines s’oppose formellement. De la même façon, cette dette internationale ne doit pas être un obstacle à ce que les investissements nécessaires soient faits en France ! Toute autre attitude de l’entreprise serait suicidaire en termes d’image et condamnable. Sans compter que l’investissement dans les réseaux, dans le nucléaire, dans l’hydraulique ou autre est bien un élément utile à la collectivité qui rapportera des résultats dans le futur ou qui au moins évitera une dégradation de la valeur des biens d’EDF. Ne pas les faire aujourd’hui au nom d’arbitrages financiers à court terme serait donc irresponsable. Même si la situation de British Energy (forte présence d’EDF Energy, proximité de la France, importance au plan européen qu’un pays comme la GB relance le nucléaire et choisisse la technologie EPR …) est différente de celle de Constellation, il n’en demeure pas moins que FO Energie et Mines ne peut approuver la stratégie consistant à immobiliser des sommes considérables pour acheter du nucléaire ancien. Enfin, FO Energie et Mines considère que tout développement international ne peut se faire au détriment de l’emploi et des salaires ni dans les pays où EDF investit (c’est bien l’esprit de l’accord sur la RSE- Responsabilité Sociale des Entreprises dont FO est signataire), ni bien entendu, en France. C’est, en effet, pour FO Energie et Mines un point fondamental : le développement international d’EDF ne doit pas se faire en affaiblissant nos missions de service public en France. C’est pourquoi, indique Jacky CHORIN nous militons pour que, grand sujet français du moment, les tarifs d’utilisation des réseaux, dont le niveau doit être arrêté par l’Etat, permettent à ERDF et RTE de se développer afin de revenir aux standards de qualité –notamment en distribution- dignes de notre groupe. Quand bien même ces investissements en France (réseaux mais aussi maintenance sur le nucléaire, l’hydraulique, thermique ou autre) ne rapportent pas, selon des critères immédiatement financiers, « l’Ebitda » tant vanté dans les milieux d’affaires(5) ; ils doivent néanmoins être poursuivis même si pour cela EDF doit augmenter un peu sa dette. De ce point de vue, pour FO Energie et Mines, il doit être clair que la dette générée par l’acquisition de British Energy et Constellation ne doit pas être un prétexte pour aboutir à des cessions d’actifs tels que RTE, ce à quoi FO Energie et Mines s’oppose formellement. De la même façon, cette dette internationale ne doit pas être un obstacle à ce que les investissements nécessaires soient faits en France ! Toute autre attitude de l’entreprise serait suicidaire en termes d’image et condamnable. Sans compter que l’investissement dans les réseaux, dans le nucléaire, dans l’hydraulique ou autre est bien un élément utile à la collectivité qui rapportera des résultats dans le futur ou qui au moins évitera une dégradation de la valeur des biens d’EDF. Ne pas les faire aujourd’hui au nom d’arbitrages financiers à court terme serait donc irresponsable. Les électriciens, conclut Jacky CHORIN, se rappellent encore que la dernière période de réduction d’investissements dans l’entretien et la maintenance des installations, a coïncidé au début des années 2000, avec les investissements énormes que le groupe EDF fait en Amérique Latine et avec les résultats que chacun a connu en termes de pertes financières pour l’entreprise. Les investissements à faire aujourd’hui en France sont pour beaucoup la conséquence de cette situation et ne sont donc, en réalité, qu’un rattrapage. Il ne faudrait donc pas qu’EDF recommence les erreurs du passé, en sacrifiant l’interne à l’international, tout cela pour faire à l’étranger des acquisitions à des prix exorbitants avec une stratégie industrielle on ne peut plus « fluctuante ».
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