Qui sommes-nous ?

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Qui sommes-nous ?2019-05-15T16:20:03+00:00

Présentation – FO Energie et Mines

Depuis 1947, FO Energie et Mines fédère et regroupe, dans ses domaines d’activité, plus de 250 syndicats FO sur le territoire national.

FO Energie et Mines rassemble et impulse, autour de ses valeurs fondamentales et éthiques,  une cohérence globale pour l’intérêt collectif et particulier des salariés dans les entreprises de l’énergie et des mines (EDF SA, GDF SUEZ, RTE, ERDF, GrDF, GRTgaz, SEI, ENN, organismes sociaux …).

Les syndicats au plus près des adhérents en cohérence et concertation avec FO Energie et Mines, sont forces de propositions, permettant de se positionner avec pertinence dans le cadre de la défense des droits et intérêts des salariés des entreprises Electriques et Gazières.

Notre force d’adaptation nous permet de réagir rapidement aux évolutions des entreprises, du secteur, et des conjonctures sociaux-économiques. Moteur et en perpétuel mouvement, FO Energie et Mines innove dans le renforcement de l’argumentaire syndical pour mettre en lumière les préoccupations des salariés et répondre ainsi aux besoins les plus larges.

Sous cette impulsion, FO Energie et Mines est la seule force syndicale indépendante permettant de répondre efficacement aux besoins des jeunes, des séniors, des retraités – pensionnés. Cette Force d’ouverture nous permet une intégration très large ainsi qu’un rassemblement de toutes les composantes des salariés (Employés, Techniciens, Agents de maîtrise, Ingénieurs et Cadres). Grâce à son histoire, son expérience, sa diversité sociale et culturelle, FO Energie et Mines est légitimement le premier vecteur syndical à soutenir l’ensemble des salariés, renforçant les liens intergénérationnels.

C’est au travers d’une riche réalité de terrain que nous œuvrons, Force de propositions et d’actions génératrices d’avancées sociales majeures.

L’information de nos adhérents, au travers de nos militants et acteurs locaux, est essentielle.
L’information montante et descendante permet d’appréhender et de solutionner les problématiques répondant aux préoccupations de chacun.

Nous pratiquons la démocratie syndicale et le fédéralisme. Consultation, débat, confrontation d’opinions permettent l’expression de chaque syndicat. Le fédéralisme est aussi l’acceptation par tous de cette règle de fonctionnement. Avant la décision, il y a débat, après la décision il y a appropriation du résultat et communication aux salariés.
FO Energie et Mines est le gardien des valeurs républicaines et laïques, restant ainsi la seule force syndicale libre et indépendante politiquement.

 

Rôle et missions

Dans un esprit de Liberté, de Démocratie et d’Indépendance, notre rôle est de regrouper les salariés (actifs et retraités issus de toutes les entreprises de la branche des Industries Electriques et Gazières) au-delà de leurs choix politiques, religieux ou philosophiques afin de représenter leurs intérêts communs.

Notre syndicat n’a pas vocation au pouvoir, son rôle est d’être un contrepoids à tout pouvoir.

Fondamentalement attachés aux valeurs républicaines (Liberté – Égalité – Fraternité – Laïcité), nous défendons les interêts collectifs et individuels de tous les salariés.

Nous refusons « la mise sur le marché » de toutes les structures collectives et solidaires.

Parmi nos principales missions et revendications :

– L’évolution du pouvoir d’achat,
– La reconnaissance du stress comme maladie professionnelle,
– L’égalité professionnelle dans l’entreprise,
– La sauvegarde des retraites par répartition,
– Le droit des personnes handicapées,
– La défense du temps de travail,
– …

 

Avantages et Services FO Energie et Mines

En étant adhérent de FO Energies et Mines, vous avez l’avantage de rester indépendant des gouvernements, des partis politiques, des sectes philosophiques ou autres groupements extérieurs.

Vous obtenez, de fait, une défense rapide et efficace de vos intérêts.

Vous êtes partie prenante, par l’intermédiaire de nos différentes structures, des orientations et des décisions qui concernent votre avenir de salarié.

Vie quotidienne « Informations – conseils – aides » :

Notre rôle est d’informer les salariés au travers du site web, tract, communiqué de presse, magazine, etc.

Aide aux consommateurs :

En cas de litiges liés à la consommation, nous vous proposons au travers de notre association partenaire « FO Consommateurs » – (AFOC) la résolution de vos litiges.

Aide au logement – (1% logement) :

Dans le cadre de nos missions, il nous tient à cœur que les salariés puissent bénéficier d’un logement. C’est pourquoi, depuis de nombreuses années, nous vous aidons dans vos recherches.

Etablissement de vos déclarations de revenus :

Au travers de fascicule, support téléphonique et mail, nous vous aidons à remplir vos déclarations d’impôt.

Prud’homme – Défense des droits des salariés :

En cas de besoin, FO Energie et Mines peut vous aider à saisir le conseil des prud’hommes ; FO a des élus conseillers prud’homaux dans toutes les sections. Nous sommes aussi à même de vous soutenir dans la constitution de vos dossiers ainsi que dans l’approche à avoir.

Formation Syndicale  :

Uniquement pour les salariés ayant des responsabilités syndicales. Nous proposons une large gamme de formations et conseils autour de problématiques qui préoccupent les salariés des entreprises.

Assurance – « Protection juridique vie professionnelle » :

Chaque adhérent FO bénéficie d’une assurance « protection juridique vie professionnelle ». Cette protection intervient dans le cadre de l’exercice de son métier, en cas de poursuite d’un tiers pour dommage subi.

Assurance – « Dommage » :

Nos adhérents FO bénéficient aussi d’une assurance en cas de dommages corporels dans le cadre de leur activité syndicale, leur véhicule est aussi assuré (remboursement de la franchise ou montant des réparations nécessaires) à concurrence de 468€.

 

Histoire de FO Énergie et Mines

FO est un syndicat qui puise son origine dans la première Confédération interprofessionnelle, créée à Limoges en 1895, qui se nommait : Confédération Générale du Travail. Cette « CGT », à l’époque, avait pour seul objet, la défense des intérêts des salariés.

Par la suite, ce syndicat a subi l’influence politique des communistes, qui provoqua plusieurs scissions.

Tous ceux qui étaient attachés à l’indépendance syndicale condamnèrent et refusèrent la politisation de la CGT et sa soumission au parti Communiste Français. C’est alors, par conviction, qu’ils créèrent (avril 1948) la Confédération Générale du Travail FORCE OUVRIERE (CGTFO).

Aujourd’hui – historiquement et juridiquement la CGTFO – est le seul syndicat français libre et indépendant à l’égard du patronat, des gouvernements, des partis politiques et, de façon générale, de toute influence extérieure au syndicat.

En 1947, Clément DELSOL créé la Fédération Nationale des Syndicats des Industries Electriques et Gazières CGT-FORCE OUVRIERE.

En 1948 est créée l’Union Nationale des Syndicats de Cadres CGT-FO (UNSC – CGT-FO). Enfin à cette même date, la représentativité de FORCE OUVRIERE est reconnue par le Ministère du Travail.

 

 

Historique des Mines

QUELQUES SCISSIONS SYNDICALES

En 1939, la CGT a connu une nouvelle scission syndicale, provoquée par les différends entre les militants d’obédience communiste qui approuvaient le Pacte germano-soviétique et la tendance des militants défendant l’autonomie et l’indépendance vis à vis des politiques, des patrons et des églises.

Ces différends obligeant la CGT à modifier ses actions, les rapports des deux tendances se sont détériorés et cela a provoqué la scission syndicale en 1947.

Pendant la période d ‘ occupation du territoire français, un mouvement de résistance s ‘ est créé avec les militants syndicalistes indépendants qui n’avaient aucune liaison, ni avec les communistes, ni avec les syndicats vichyssois. Celui-ci s’est appelé “ Mouvement Ouvrier Français ”, son journal clandestin était intitulé “ Résistance Ouvrière ”.

A la libération, les deux tendances reconstitueront leur unité, mais les militants de Résistance Ouvrière, dont on savait leur esprit d’indépendance, protestaient contre la mainmise du parti communiste sur tous les postes de direction des syndicats, des unions locales et départementales.

Cette situation ne pouvait pas durer. Il convenait de se préparer à une nouvelle scission syndicale. Il était indispensable de regrouper tous les militants et adhérents de la CGT qui n’acceptaient pas l’emprise communiste.

Ce regroupement des travailleurs minoritaires noyés et éparpillés dans les syndicats, disposaient du journal qui avait à la libération le titre de  “ Force Ouvrière ”, journal destiné à faire échec à la presse communiste “ La vie ouvrière ”.

La diffusion de ce journal s’est étendue dans presque tous les secteurs d’activités, y compris dans les mines des Charbonnages, de fer, des potasses d ‘ Alsace, des Ardoisières, des bauxites du Var.

GREVE DE 1947

Pendant cette grève déclenchée par les cellules communistes, en violation des décisions du Comité confédéral CGT, les militants F.O. se sont efforcés d’expliquer aux masses ouvrières l’illégalité syndicale de cette grève. Evidemment, les communistes n’ont pas apprécié ce travail et il s’en est suivi des exactions, des injures, des brutalités dont de nombreux militants ont été victimes.

A titre d’exemple parmi bien d’autres, dans le Bassin du Nord / Pas de Calais, notre camarade Charles MOREL a été défenestré du bureau syndical avec brutalité.

Suite à ces comportements, quelques militants non communistes qui n’avaient pas encore pris la décision d’abandonner la CGT, sont venus prendre leur carte syndicale à Force Ouvrière.

GREVE DE 1963

Elle a été déclenchée par F.O. et la CFTC.

Le jeudi 28 février 1963, le décret de réquisition des mesures est paru comme prévu au Journal Officiel. Les mineurs de Lorraine ne sont pas impressionnés par celui-ci et ils démarrent leur grève avec force et de façon illimitée, seule manière devant faire reculer le gouvernement.

Le samedi 9 mars, au terme des négociations, André AUGARD, Secrétaire général de la fédération des mineurs F.O. lance une idée: “la création d’un comité de sages”.

Il a également engagé les adhérents, les militants de l’ensemble de la profession à se joindre à ce mouvement d’ampleur nationale. Cette grève nationale dura un mois.

Le gouvernement Pompidou désignera un comité de sages. Le 18 mars 1963, FO remettait un document démontrant que les salaires des mineurs accusaient un retard d’au moins 11 % par rapport à ceux pratiqués dans d’autres secteurs industriels équivalents.

Le 2 avril, les représentants des syndicats se sont réunis au siège des Charbonnages, avenue Percier à Paris, après des dures négociations.

Un protocole d’accord est paraphé par les deux parties. Les mineurs ont obtenu 12,5 % d’augmentation des salaires, le paiement d’une quatrième semaine de congés, une prime de 200 F et en sus, la convocation d’une table ronde sur l’avenir des Charbonnages.

AUTRES CONSIDERATIONS SUR LE PLAN EUROPEEN

La croissance économique de la communauté a entraîné, à partir de la première crise pétrolière, un espoir de produire plus. Hélas, cette tendance s’est avérée perdue d’avance.

Le charbon qui a constitué autrefois un facteur primordial d’industrialisation n’a pas maintenu cette position dominante, d’autres énergies sont apparues tels que le gaz et les produits pétroliers qui modifient particulièrement la prédominance qu’avait le charbon jusqu’aux années 1950. La communauté a vu se renforcer sa dépendance à l’égard des pays tiers.

Entre 1973 et 1974, la communauté des 6 pays couvrait par ses importations presque deux tiers de ses besoins en énergie primaire contre 15 % en 1953.

Les recommandations de la CECA ont conduit à :

  • l’abandon des gisements difficiles à rendement trop faible,
  • l’accroissement des rendements individuels et collectifs,
  • des dispositions tendant à ralentir la progression des rémunérations des personnels des houillères.

Les décisions 3/65 et 3/71 de la CECA  ont eu les conséquences suivantes :

  • la production a été déplacée vers les sièges d’extraction les plus rentables,
  • la production a été alignée sur les conditions du marché,
  • les problèmes régionaux et sociaux ont été largement évités.

En France, les méthodes d’exploitation des gisements miniers ont évolué. Des investissements importants ont été dégagés par les Charbonnages de France.

Hélas, cette politique n’a pas réduit les problèmes d’écoulement de la production charbonnière française.

Il est procédé à des fermetures de puits de mine à l’échelle des Bassins.

PACTE CHARBONNIER

En 1994, FO a signé avec l’ensemble des organisations syndicales sauf la CGT, le Pacte Charbonnier .

Cet accord permet à l’ensemble du personnel des Charbonnages de France de faire valoir leurs droits dans l’entreprise et de vivre dignement leur préretraite. Ce document est très important car, y compris les plus jeunes, malgré un arrêt de l’extraction programmé en 2005 en France, pourront, s’ils le désirent, rester à l’effectif jusqu’à une mesure d’âge, ils seront en congé charbonnier de fin de carrière.

Notre objectif aujourd’hui, c’est d’assurer dans les régions minières le développement de l’industrialisation afin que nos descendants puissent continuer à travailler dans la région qui les a vus naître. L’industrialisation est également un volet du Pacte Charbonnier que nous avons du mal à faire appliquer, cela n’est certes pas dû à la volonté des hommes, mais surtout à la situation apocalyptique des régions minières qui, pour les principales d’entre elles, sont enclavées.

La fédération nationale des mineurs Force Ouvrière a été l’une des premières à être créée au sein de la Confédération Générale du Travail F.O.

Janvier 1948 : Le premier congrès fédéral des mines et assimilées Force Ouvrière a eu lieu et le secrétaire général élu fût Noël SINOT, originaire de Carmaux. Il fût à l’initiative de l’adhésion des mineurs ouvriers à une caisse de retraite complémentaire, la CARCOM.

Octobre 1961 : André AUGARD, originaire de la région de Montceau les Mines lui succéda lors du congrès fédéral de Lille.

Février 1968 : Charles CORTOT, originaire de la région de Gardanne, fut élu troisième secrétaire général de la fédération des mineurs à l’occasion du congrès fédéral qui se déroula à Paris.

Octobre 1980 : Le camarade René MERTZ, natif de la région lorraine lui succéda.

Mars 1993 : Roland HOUP, lors du congrès fédéral, remplit cette fonction à son tour.

Décembre 1999 : Le dernier secrétaire général de la Fédération Nationale des Mineurs Force Ouvrière fut le camarade Bernard FRAYSSE.

La Fédération Nationale des Mineurs et assimilés fut dissoute le 20 juin 2000 au congrès extraordinaire de Pau.

Une fusion a eu lieu entre la Fédération Nationale des Mineurs et la Fédération Nationale de l’Electricité et du Gaz sur décision commune des deux fédérations. La Fédération Nationale de l’Energie et des Mines Force Ouvrière (FNEM-FO) dont le secrétaire général est Gabriel GAUDY, est créée.

Compte tenu des particularités relatives au mineurs et assimilés, le Syndicat Général des Mines voit le jour et fonctionne dans le cadre de cette structure.